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Comment les sportifs peuvent réussir sur Facebook

L’événement de la sphère sportive sociale, c’est l’arrivée officielle de Lionel Messi sur Facebook. Le joueur argentin du FC Barcelone, probablement le meilleur joueur du monde actuellement, a ouvert sa page Facebook le 6 avril 2011, et compte déjà près de 7,1 millions de fans. Encore loin de Cristiano Ronaldo, l’argentin a toutefois bénéficié, semble-t-il d’un dispositif de fusion de pages non officielles pour atteindre ce score.

De l’autre côté, Hamid Oualich est un athlète français, soutenu par le Conseil Général de l’Hérault. Ce demi-fondeur, spécialiste du 800 mètres, a ouvert sa page Facebook quelques jours avant Lionel Messi. Le champion de France 2010 du 800 mètres compte… 138 fans.

Bien sûr, ces deux exemples sont extrêmes, mais ils témoignent de plusieurs choses intéressantes concernant l’utilisation des médias sociaux, et de Facebook en particulier, par les sportifs.

D’abord, tous les sportifs peuvent être présents dans les réseaux sociaux. Que ce soit le meilleur joueur de football du monde ou un espoir de l’athlétisme français, les réseaux sociaux sont accessibles à tous : gratuits, simples d’utilisation, etc.

Ensuite, l’authenticité est primordiale lorsqu’on utilises les médias sociaux. Les pages Facebook de  Messi et Oualich ont cela en commun est qu’elles semblent gérées, en partie au moins, par des personnes extérieures. Si ce mode de fonctionnement permet une alimentation régulière et variée de la page, les rapports entre le sportif et ses fans sont biaisés : le public, en cliquant « j’aime » sur une page Facebook, attend autre chose que des articles de presse ou des banalités. Il veut partagé l’intimité du sportif. Pas sa vie privée, mais plutôt ce qui concerne sa vie de sportif : photos d’entraînement, vidéo expliquant ses sensations avant ou après une compétition, etc.

Élément important qui manque sur ces deux pages (mais aussi sur beaucoup d’autres), c’est l’interaction avec le public et les fans. Les réseaux sociaux sont des outils d’échange, et pas (uniquement) un moyen de diffuser un message à sens unique. Pour intéresser et fidéliser les fans, il est essentiel de « discuter » avec eux. Impossible, bien sûr, de répondre à chaque commentaire (plusieurs milliers par jours, pour les plus grosses fan pages), mais le « tu » ou le « vous » doivent être utilisés régulièrement, en demandant l’avis du public, en les remerciant d’être fidèle, etc.

Roger Federer (SUI) during the Australian Open 2007Plusieurs sportifs utilisent les médias sociaux de manière très intéressante. Roger Federer, d’abord. Le tennisman est présent sur Facebook, via une page comptant 6,8 millions de fans. Il n’hésite pas à partager des photos « perso », comme lorsqu’il visite le port de Monaco ou les courts de Monte-Carlo. Faites avec un téléphone portable, souvent par Federer lui-même, elles témoignent d’une authenticité indéniable. De plus, il existe un réel échange entre Federer et les fans : que ce soit pour le choix d’un slogan publicitaire ou en répondant à certaines questions de fans.

Le rival du joueur suisse, Rafael Nadal (6 millions de fans), est, lui-aussi, très actif sur Facebook, en utilisant les mêmes moyens que Federer : photos personnelles, présentation de son programme de la journée, etc.

A l’inverse, la page d’Usain Bolt (4 millions de fans) semble gérée par une agence de relations presse : la plupart des publications sont des articles de la presse internationale concernant Usain Bolt. Bien sûr, avec 4 millions de fans, le nombre est important, mais le nombre d’interactions démontrant l’intérêt qu’ont les fans pour cette page, est extrêmement faible : rarement plus de 2 000 « j’aime » et commentaires. Et moins d’interaction, c’est moins de visibilité!

Si je devais fixer trois règles lorsqu’un sportif décide d’utiliser Facebook, ce serait celles-ci :

  • gérez votre page vous-même. L’authenticité est la première chose que recherchent les fans (au-delà du simple aspect revendicatif du « J’aime »). Etre authentique, c’est un excellent moyen de fidéliser et d’agrandir votre base de fans. Rien n’interdit une co-gestion avec un community manager ou une agence dédiée pour vous encadrer (je le conseillerais même, notamment pour les débuts), mais vous devez être le véritable chef d’orchestre de votre page Facebook ou votre compte Twitter
  • utilisez le « tu » ou le « vous ». Impliquez vos fans en leur demandant leur avis, leurs encouragements, etc. Faites de votre page Facebook ou votre compte Twitter un véritable espace d’échanges.
  • n’hésitez pas. Quelque soit votre niveau, tous les sportifs professionnels, semi-professionnels ou amateurs qui veulent améliorer leur image, développer une plus forte relation avec leurs fans, peuvent utiliser les médias sociaux pour cela. Et, à la différence des médias traditionnels, l’erreur est possible, et « corrigeable » : les gens sont tolérants, notamment en phase d’apprentissage.

Sportif ou représentant de sportifs, vous souhaitez utilisez les médias sociaux pour améliorer votre notoriété et votre image ou, tout simplement, pour être en relation avec vos fans, je peux vous accompagner dans ce projet : olivier@socialsport.fr

Illustrations : Adidas Italy et Lucky B

Olivier
Olivier est le créateur de Stades.info. Professionnel du sport depuis près de 10 ans, il décrypte l'actualité des stades et arenas, de la conception à l'exploitation.

6 Comments

  1. La page de Nikola Karabatic est un très bon exemple. Il a près de 200 000 fans, publie régulièrement des photos qu’il prend lui-même et n’hésite pas à discuter avec ses fans (dernier exemple, il remercie les gens pour leurs messages pour son anniversaire…en 5 langues !).

    Je pense qu’un CM doit faire une veille pour lui car dès qu’un article, une vidéo ou autre sort sur Niko, le lien est publié sur sa page.

    Bref, c’est réussi !
    http://www.facebook.com/pages/NIKOLA-KARABATIC/339952045465?sk=wall&filter=2

    1. Merci pour ton commentaire Marie. Karabatic fait effectivement un travail intéressant sur Facebook, mais je trouve dommage de publier autant d’articles de presse, ce qui brouille un peu le message du sportif.

  2. Je suis tout à fait d’accord avec ton article.

    Suivre une page Facebook pour retrouver les mêmes infos que sur les sites d’actualités ca n’a que peu d’intérêt pour les fans.

    Bien au contraire entretenir une réelle relation avec le sportif, l’équipe c’est essentiel et c’est ce que recherchent les fans. Bien entendu ils restent conscients (pour la plupart) que c’est très difficile d’être assidu et de mettre à jour quotidiennement une page facebook quant on est pro.

    D’où l’intérêt d’être entouré d’une équipe (de professionnels), assisté d’une agence qui veille et peut fournir du contenu exclusif, viral et divertissant.

    L’exemple de Karabatic est très bon.

    Comme tu le soulignes également nul besoin d’être une star internationale pour considérer Facebook dans sa stratégie de communication. J’ai même envie de dire : bien au contraire !

    Les semi-pros, pros ont tout intérêt à s’exposer et à fédérer une communauté. Pourquoi ? Et bien parce que cette visibilité et cette communauté leur donnera du crédit lorsqu’ils auront besoin de sponsors de partenaires etc… A niveau quasi équivalent un joueur bankable, visible aura bien plus de propositions que son homologue..

    1. Bonjour Romain,
      Merci pour ton commentaire. Je n’ai pas cité Karabatic, parce que je ne pouvais pas citer tout le monde, mais je trouve aussi que Nadal et, surtout, Federer utilisent bien mieux Facebook 🙂
      Pour le reste, totalement d’accord avec toi.
      A bientôt!

  3. […] les joueuses et les joueurs présents dans les médias sociaux, on peut citer Federer et Nadal, bien sûr, Djokovic, Monfils, Williams,  Sharapova, etc. Jo-Wilfried Tsonga est l’un des […]

  4. […] background-position: 50% 0px; background-color:#222222; background-repeat : no-repeat; } http://www.socialsport.fr – Today, 7:31 […]

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